A Kribi, deux corps de lycéennes retrouvés dans une broussaille
- 26 février 2026
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Les dépouilles des élèves ont été découvertes mercredi 25 février 2026 non loin du lycée bilingue de Kribi rural où elles étaient inscrites et à proximité de la plantation Socaplam/Kienké.
Deux corps de jeunes lycéennes ont été découverts mercredi 25 février 2026 dans une broussaille à proximité de la plantation Socapalm de Kienké à Kribi. Les dépouilles en état de décomposition étaient allongées à même le sol, non loin du lycée bilingue de Kribi rural. Les circonstances du décès des jeunes filles n’a pas encore été élucidées par la police. Les premières identifications réalisées en présence du procureur de la République et du service médical de la plantation Socapalm/Kienké ont révélé que les victimes sont des enfants d’employés de l’entreprise agro-industrielle, scolarisés dans le lycée voisin (lycée bilingue de Kribi rural).
Dans une vidéo partagée en ligne, des riverains laissent entendre que les deux élèves se sont rendues au lycée le lundi matin. Une fois en classe, il leur a été demandé de libérer la salle pour coiffure non conforme. Elles se seraient rendues dans cette petite broussaille non loin du lycée pour se faire des tresses. Des tenues de classe et un peigne apparaissent près d’une des victime dans la vidéo en circulation. Les lycéennes sont restées introuvables jusqu’à la découverte macabre mercredi. En attendant les conclusions officielles de l’enquête judiciaire en cours pour établir toute la lumière dans cette affaire, les corps des élèves découverts dans la broussaille ont été déposés à la morgue de l’hôpital de Kribi.
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Cellule d’écoute et de soutien
Dans un communiqué publié dans l’après-midi de mercredi, la Socapalm présente ses condoléances aux familles endeuillées. La filiale du groupe Socfin affirme sa « disponibilité à coopérer pleinement avec les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires afin que toute la lumière soit faite dans le strict respect des procédures et de la dignité des victimes », lit-on dans le communiqué.
L’entreprise annonce par ailleurs la mise en place dans l’immédiat d’une cellule d’écoute et de soutien psychologique. D’autres mesures sont annoncées pour le déploiement d’un programme de sensibilisation à vocation éducative et communautaire au profit des responsables des établissements scolaires situés dans et autour de la plantation
Ce drame survient alors que la Socapalm est toujours à la recherche d’un de ses employés, le nommé Houlsoro Emmanuel, un conducteur de tracteur porté disparu depuis le 15 février 2026 du côté de la plantation d’Edéa, dans la Sanaga maritime. Un appel à mobilisation générale a été lancé par l’entreprise il y a dix jours. Les recherches se poursuivent encore. Dans son communiqué de mercredi, la Socapalm appelle à la retenue, à éviter toute spéculation et à respecter la douleur des familles.
Mathias Mouendé Ngamo




















