Valentin Dongmo Fils : « Anicet Ekane a été maintenu en détention jusqu’à son décès»
- 4 décembre 2025
- 0
Le premier vice-président du Manidem déplore les conditions de détention de l’homme politique Anicet Ekane dans les geôles du Sed à Yaoundé.
Dans quelles conditions est décédé Anicet Ekane ?
Anicet Ekane est décédé au Sed à Yaoundé. Comme vous le savez tous, il a été déporté à Douala il y a 38 jours, plus exactement, et mis dans des conditions inhumaines dans les geôles du Sed. Malgré nos sollicitations qu’il puisse rejoindre un centre hospitalier qui a un plateau technique adéquat pour le prendre en charge, les autorités de ce pays ont poussé le vice jusqu’au bout. L’homme est maintenu en détention jusqu’à son décès ce matin.
Comment vous avez appris la nouvelle de ce décès ?
Nous avons appris la rumeur, d’abord par son épouse qui est à Yaoundé, qui le suit de temps en temps et aussi par les réseaux sociaux. Donc Anicet Ekane est donc bel et bien mort comme il a vécu. Inspiré par Ouandié, il est parti comme Ouandié. Ce n’est un secret pour personne qu’Anicet Ekane a pris son engagement, le 15 janvier 1971 lors de l’exécution d’Ernest Ouandié à Bafoussam. Il était élève et il a assisté à cette exécution sur la place publique. C’est ce jour que la flamme révolutionnaire s’est allumée en Anicet Ekane jusqu’à aujourd’hui, où il rend l’homme comme son mentor. Je pense que le mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, le Manidem, vous tiendra au courant des articulations de ses obsèques.
LIRE AUSSI : Gertrude Ekane : “Qu’ils restent avec le corps d’Anicet Ekane”
Quel souvenir gardez-vous de Anicet Ekane ?
Un homme déterminé, un général qui va au front. Anicet n’était pas celui-là qui demandait aux gens d’aller, je suis derrière. Ce n’était pas un donneur d’ordres. Il était un exécutant. Anicet passait les ordres et il était en première ligne. Il est mort les armes à la main. Que la jeunesse puisse en inspirer. Ses bourreaux ont poussé le cynisme jusqu’à empêcher qu’il rentre en possession de ses médicaments, de ses appareils. Ils ont refusé qu’ils soient conduits dans un centre hospitalier qui a un plateau technique adéquat, où on pouvait le sauver. Donc c’est ainsi qu’Anicet est parti. On vous tiendra informés. Nous sommes dans les désarroi, mais la lutte continue.
Propos recueillis par Mathias Mouendé Ngamo




















