A Bakingili, la Compagnie des palmeurs de combat (Copalco) assure la sécurité des candidats du Common Entrance
- 20 mai 2026
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Le soleil vient à peine de montrer ses premières lueurs ce mercredi 13 mai 2026 à Bakingili, une petite localité située près de Limbé dans la région du Sud-Ouest. A quelques cent mètres de l’école publique du coin, un véhicule de type pick-up s’immobilise. Il a à son bord des militaires encagoulés. Deux hommes en descendent. Ce sont des éléments de la Compagnie des palmeurs de combat (Copalco) établis à Isongo.
Armes aux poings et dans un mouvement cordonné, ils avancent. Un premier militaire marque un arrêt sous un arbre. Il visualise. Puis, d’un geste de la main, il fait signe à son coéquipier qui le rejoint. Les deux hommes fondent ensuite dans la broussaille. Plus loin, deux autres binômes de militaires, dans une action cordonnée prennent position dans les buissons. Le déploiement des éléments de cette unité de la Marine nationale s’inscrit dans le cadre d’une opération de sécurisation de l’examen de Common Entrance en cours.
Dans les salles de classes du sous-centre écrit de Bakingili, les élèves ont entamé les premières épreuves à 8h. Les 87 inscrits sur les listes ont tous répondu présents. Ils affrontent à l’instant l’épreuve de « English Paper 1 ». A les en croire, le sujet est plutôt abordable. Les élèves qui frappent aux portes des lycées et collèges ont l’air sereins. C’est que, la présence de plusieurs autres militaires de la Copalco dans l’enceinte de l’établissement scolaire les rassure. Les hommes en tenue filtrent également les entrées.
Sécurité assurée
Une mission qui, apprend-on, rentre dans le long chapelet des Actions civilo-militaires (Acm) de cette unité d’élite. L’objectif final, sécuriser le périmètre afin de permettre aux élèves de passer les épreuves du concours en toute sérénité. Dans cette tâche, les militaires collaborent avec les forces de première et deuxième catégorie (policiers et gendarmes) également déployés.
Le commandant de la Copalco, le Lieutenant de Vaisseau Landry Tamba, est sur les lieux. Il rassure et encourage les élèves.
«Nous sommes ici pour que vous composez dans la sérénité. Votre sécurité est assurée. Ne cédez ni à la peur ni à la panique. Si vous nous voyez n’importe où, n’hésitez pas à dire Hello », indique-t-il aux jeunes candidats.
Le Lieutenant de Vaisseau Landry Tamba visite également le secrétariat d’examen et échange avec les encadreurs et les autres forces de l’ordre en présence. Le déploiement sécuritaire est plutôt bien accueilli. « Nous avons deux sous-centres d’examen dans la zone West Coast. Il y a Bakingili et Idenau. Tous les candidats ici à Bakingili sont présents. Les enfants ont un bon moral. Ils sont arrivés tout excités, enthousiastes. La sécurité est en place. Nous avons souvent un ou deux militaires de la Copalco. Mais nous en avons un bon nombre aujourd’hui. Nous avons aussi la police, la gendarmerie ici. Avoir la Marine nationale, cela nous donne l’assurance que cet examen va bien se dérouler », soutient Elisabeth Mende epse Ebot, inspectrice de l’Education de Base de West Coast.
Deux grandes missions

Dans la vague des actions armée-nation, plusieurs autres actes de la Copalco sont salués dans cette école primaire. Elisabeth Mende fait savoir que la propreté dans ces lieux est une œuvre de ces marins. En décembre dernier aussi, ils ont offert des cadeaux aux élèves, dans le cadre de la célébration de la fête de Nöel, entre autres. La Copalco est une unité d’élite de la Marine nationale à compétence nationale. Elle est une composante des Forces de fusiliers marins et palmeurs de combat (Forfumapco). Cette unité est spécialisée dans la reconnaissance en profondeur grâce aux plongeurs de bord, plongeurs démineurs, palmeurs de combat et fusiliers-marins commandos. Le capitaine Landry Tamba relève que la sécurisation des examens officiels comme le déploiement de mercredi à Bakingili est une activité quotidienne qui rentre dans le cadre des Actions civilo-militaires (Acm).
Deux grandes missions de défense sont assignées à la Copalco, apprend-on. En premier, une mission de défense. Il s’agit de surveiller et protéger le territoire national. Ce qui comprend les espaces maritimes tels que la côte, les lacs, les fleuves. Il y a aussi des missions de l’action de l’Etat en mer, dont la piraterie maritime présentée comme le plus gros challenge, la fraude douanière, l’immigration clandestine. Il y’a aussi dans le chapelet des actions de Copalco, l’assistance aux navires en détresse en mer, la lutte contre la pollution maritime, la protection de l’environnement, entre autres. “Nous avons aussi pour obligation d’assister les autres forces de defense. Vous avez constaté aujourd’hui, on était pas les seuls sur le terrain”, fait remarquer le commandant de la Copalco.





















