A Eséka, la Socapalm restitue près de 9 000 hectares de terres à l’Etat
- 6 février 2026
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Cette opération intervient à l’issue de travaux cadastraux dans le cadre d’une concertation tripartite qui associe l’administration, les communautés riveraines et l’agro-industriel.
La Société camerounaise des palmeraies (Socapalm) est engagée depuis quelques années dans un vaste chantier de clarification des limites foncières de ses concessions. L’agro-industriel a ainsi procédé il y a peu à la restitution de 8 834,08 hectares de terres à l’Etat à Eséka, localité située dans le département du Nyong-et-Kellé. La cérémonie de restitution de ces terres a eu lieu le 11 décembre 2025 à la préfecture d’Eséka. Elle intervient à l’issue de travaux cadastraux, dans un cadre tripartite. Il s’agit d’une plateforme de dialogue qui regroupe l’administration, les communautés riveraines et la Socapalm.
Selon les conclusions des travaux, sur une superficie initiale de 13 954 hectares, 5 119,92 hectares demeurent exploités par la Socapalm et 8 834,08 hectares ont été restitués à l’État du Cameroun. « Cette restitution marque la première matérialisation concrète de l’engagement de l’entreprise à clarifier les limites foncières de ses concessions et à contribuer à la sécurisation du domaine foncier public. Cette dynamique de clarification et de restitution foncière a vocation à s’étendre progressivement à l’ensemble de ses plantations au Cameroun, au fur et à mesure de l’achèvement des travaux cadastraux et des concertations locales », indique l’entreprise.
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Dibombari
A Dibombari, dans le département du Moungo, la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) a procédé à une opération similaire. Elle a restitué 2566 hectares 93 ares 49 centiares de terre à l’État du Cameroun. L’opération a été conclue mercredi 21 janvier 2026 lors d’une séance de concertation tripartite en présence du préfet du département du Moungo. L’assise a également réuni les autorités administratives, les élus locaux, les autorités traditionnelles, les élites, les représentants des communautés riveraines et des cadres de la Socapalm. D’après les données, l’entreprise de production d’huile de palme disposait d’une concession initiale de 11 210 hectares 41 ares 01 centiare dans cette partie du pays.
Selon le Top Management de la Socapalm, ces restitutions volontaires des surfaces non exploitées, qui s’étendent à travers le pays, traduisent la volonté affirmée de l’entreprise de travailler en toute transparence avec les pouvoirs publics et les communautés riveraines, afin de clarifier durablement une problématique foncière qui a pu, par le passé, être source d’incompréhensions et de tensions locales.



















