Sob Amyne Foejeu présente le projet Nkam-Tsinkop

Project Manager, ceo – founder de Insight spécialisé en Gestion de projet et Marketing, il présente les enjeux pour la Menoua de profiter des cours d’eau pour améliorer la fourniture électrique. Il propose notamment la construction de minicentrales hydro-électriques sur les différentes rivières.

Vous avez mené une étude sur les capacitès hydroélèctrique dans la Menoua. Quels sont les objectifs de ce projet ?

Les capacités hydroélectriques des cours d’eaux au Cameroun ont été objet de plusieurs études diligentés par le gouvernement. Selon ces études, le Département de la Menoua est traversé par plusieurs cours d’eaux qui présentent d’important capacité hydroélectrique, notamment la rivière du Nkam qui dans l’un de ses sites peut générer jusqu’à plus de 60 MW d’électricité. Notre objectif est dans le cadre d’une entreprise privée, investir pour une mini centrale hydro électrique de 10 MW afin de combler le déficit énergétique du département de la Menoua, et garantir à ce département un développement durable et une refondation économique et sociale.

LIRE AUSSI : La compagnie aérienne Royal Airways débarque à Douala

Qu’elle est la capacité de ce projet hydro-éléctrique que vous avez baptisé Nkam-Tsinkop ?

Notre hypothèse de départ est de reformer le poste de Tsinkop, en modernisant son infrastructure et en renforçant ses capacités puis en renforçant la contribution de sa fourniture par la construction d’une minicentrale hydro-électrique sur la rivière Nkam, il existe des études et propositions de reforme de ce poste tout comme il existe des études sur les capacités hydro-électriques de la rivière Nkam, ce qui constituent une base de départ crédible pour notre projet.

LIRE AUSSI : Dschang : Rendez-vous à la première édition des Visartculture Ouest Awards

Quels sont les besoins énergétiques de la Menoua ?

Les besoins actuels du département de la Menoua sont en moyenne de 45MW et peuvent évoluer très rapidement, il faut préciser que ce département comprends plusieurs bassins de productions agricoles qui peuvent faire l’objet de la construction en mocal de plusieurs unités de transformations ou de conservation des récoltes et donc par conséquence justifier une demande subitement élevée d’électricité.

Est-il financièrement possible de réaliser ce projet ? Quel est le modèle de financement choisi pour y parvenir ?

Bien évidemment, le secteur de l’énergie électrique et notamment des centrales hydro-électriques constituent les investissements à la mode en Afrique, vu les enjeux de préservation de l’environnement et le déficit d’énergie nécessaire aux multiples projets industriels ou miniers. Les financements peuvent provenir des institutions financières internationales, ou des fonds d’investissements privés par des mécanismes de prises de participations ou le mécanisme de la dette, qu’importe le mécanisme à choisir, les pouvoirs publics demeurent au centre du mécanisme, notamment avec la définition des tarifs de vente du kilowatt qui va être produit mais aussi d’un engagement à acheter l’électricité produit appelé PPA (Power Purshase Agreement).

Propos recueillis par Blaise Deubona