Incendie. Les flammes seraient parties de bidons d’essence stockés dans un des domiciles au quartier Bessengue à Douala, mercredi 9 octobre 2013.   Grande mobilisation près de la Société camerounaise de dépôt pétrolier (Scdp) au quartier Bessenguè à Douala, ce mercredi 9 octobre 2013. Les populations ont aperçu des flammes au loin et ont accouru. Quelques minutes plus tôt, la sirène incendie de l’entreprise avait sonné l’alerte. Un camion de sapeurs-pompiers vient de vider sa citerne d’eau sur le brasier. Les « soldats du feu » remballent le matériel. « Ce n’est pas la Scdp qui brûle. Ce sont des domiciles situés en face», indique un des secouristes. Sur place, à quelques encablures du dépôt pétrolier, Ernest Deutchoua, un sinistré, fouille au milieu des décombres. Il veut récupérer ce qui peut encore l’être dans les ruines. La quête du jeune homme est infructueuse. Il ne retrouve pas des traces de son diplôme (Probatoire). Un incendie qui s’est déclaré mercredi peu avant 15 heures a réduit en cendres le domicile des parents de l’élève, construit en matériaux provisoires. Tout a brûlé dans la maison constituée de trois chambres, un salon et une cuisine. D’après des témoins, l’incendie est parti de la cuisine. Le feu s’est ensuite propagé vers un autre bâtiment toujours en matériaux provisoires, subdivisé en cinq chambres de location. Des pièces du premier niveau d’un immeuble ont également été « léchées » par les flammes. Les meubles ont brûlé sous l’effet de la chaleur. La façade du mur de l’immeuble exposée au feu laisse entrevoir les tiges de fer enfouies dans le béton. « On n’a rien pu sauver. Les flammes étaient très hautes. Tout le monde a fui », raconte un habitant du quartier. Les extincteurs dont disposaient les « secouristes de fortune » n’ont pas pu stopper l’avancée des flammes. Un des secouristes a d’ailleurs été brûlé au pied, apprend t-on. Il a été conduit dans un centre de santé. Les sapeurs-pompiers ont dû vider quatre citernes d’eau pour circonscrire le feu. Les avis divergent sur l’origine de l’incendie. Des riverains confient que le feu est parti des bidons d’essence stockés dans la cuisine d’un des domiciles. Les sinistrés réfutent cette thèse. Mathias Mouendé Ngamo