Tenor était au Hennessy Cypher 2026

Premier rappeur camerounais à intégrer Hennessy Cypher, une plateforme panafricaine vitrine du hip-hop, le rappeur revient sur cette expérience aux côtés des grands noms du rap africains comme Suspect 95, Yanga Chief, Kwesi Arthur ou Fena Gitu.

 

Que ressent-on après une participation au Hennessy Cypher 2026 ?

Je ressens avant tout une immense gratitude. Je pense que si j’ai eu l’opportunité d’atteindre ce niveau, c’est grâce à l’amour et à la considération que m’ont accordés les Camerounais. Et je suis reconnaissant envers mon public, envers tous ceux qui ont cru en notre projet depuis le début et qui l’ont accompagné jusqu’à cette étape importante. C’est une grande fierté pour moi.

Cette participation représentait-elle un défi particulier ?

Bien sûr. Tout défi comporte son lot de difficultés, surtout lorsqu’il s’accompagne d’une responsabilité aussi importante. Pour moi, l’essentiel était de bien représenter le Cameroun, d’ouvrir des portes, de faire rêver et de montrer aux jeunes qu’il est possible d’atteindre ce type de plateforme internationale. Je me sentais investi d’une mission : représenter dignement tous ceux qui m’ont soutenu et permis d’en arriver là. Ma présence au Hennessy Cypher 2026 montre que le hip-hop camerounais avance. Il se porte bien. Nous progressons étape par étape, avec patience et détermination. Aujourd’hui, de nombreux jeunes artistes construisent de belles carrières dans le rap et les musiques urbaines. Cette participation est une preuve supplémentaire que notre scène évolue et qu’elle gagne progressivement en visibilité sur le continent.

 

LIRE AUSSI : TayC : «La musique est un trampoline qui va m’emmener vers le cinéma »

 Qu’avez-vous retenu de cette expérience aux côtés d’artistes venus d’autres pays ?

Cette expérience m’a permis de découvrir d’autres univers artistiques et d’élargir ma vision de la musique. J’ai appris beaucoup de choses que j’ai envie de partager avec ceux qui me suivent, qu’il s’agisse de mes cadets ou même de mes aînés. J’ai également eu l’occasion de faire connaître la vision du Cameroun à travers les échanges que nous avons eus. L’ambiance était très conviviale et marquée par le partage. J’espère que cela débouchera sur de belles collaborations à l’avenir.

 Aviez-vous déjà envisagé certaines collaborations avant de participer au projet ?

Nous travaillons avec des équipes très professionnelles qui gèrent ce type de questions. Personnellement, je reste avant tout un artiste. Mon rôle est de me concentrer sur la création et sur ce que je peux apporter musicalement. Dans un projet comme le Hennessy Cypher, l’important est surtout de donner le meilleur de soi-même.

 

LIRE AUSSI : Musique : Vanister propose 35 titres pour son 1er album

 Que ressentiez-vous au moment d’entrer en studio pour enregistrer votre prestation ?

Chaque fois que j’entre en studio, je pense d’abord au Cameroun. Je me demande comment représenter mon pays, comment représenter ma communauté et comment faire honneur à ceux qui me suivent. Je suis profondément patriote dans ma démarche artistique. Mon objectif est de montrer aux jeunes qu’il est possible de rêver grand et de réussir, tout en rappelant à ceux qui ont ouvert la voie avant nous que leur héritage continue d’être porté.

 Qu’est-ce qui constitue aujourd’hui votre principale source de motivation ?

Mon principal moteur reste le Cameroun. Bien sûr, j’ai aujourd’hui des fans dans plusieurs pays d’Afrique et même ailleurs dans le monde, et j’en suis très heureux. Mais la base qui me motive chaque fois que j’entre en studio, c’est le Cameroun. C’est pour ce public que je travaille et c’est lui qui me pousse à toujours donner le meilleur de moi-même.

Propos recueillis par Mathias Mouendé Ngamo