Entre activités récréatives, éducatives et ludiques, les enfants présents à la 3ème édition de “Conte autour du sapin” ont passé un moment inoubliable le 22 décembre 2022.

Assis autour des tables, les bambins s’activent pour fabriquer des bracelets, sous le regard vigilant des encadreurs de cette 3ème édition de la “Conte autour du sapin”. Après cet atelier pratique, place à la poésie. Tata Lucie s’inspire de la célèbre histoire de Kulu la tortue et Zé la panthère bien connue de tout le monde. Elle réussit à captiver l’attention des enfants. A la fin du récit, ils retiennent de Tata Lucie qu’il faut privilégier la sagesse à la force.

La prochaine articulation de cette édition de la “Conte autour du sapin” est consacrée à la séance de photo (shooting). Chaque parent accompagné de ses enfants immortalise ce moment festif. Pour joindre l’utile à l’agréable, les enfants dégustent ensuite un repas copieux offert par l’association Art’vie qui a rassemblé du beau monde ce 22 décembre 2022 à l’espace Omaj à Douala.

Agée de huit ans, Aïda Ehodé Elée ne cache pas son bonheur d’être au milieu d’enfants comme elle. « C’est une bonne ambiance. Je suis fière et contente de voir les enfants », confie-t-elle. Annie Nloga, mère d’un enfant autiste découvre des enfants éveillés et spéciaux.

« Nous avons passé des moments agréables en compagnie de nos enfants qui nous ont montré leur savoir faire en dessin et coloriage, entre autres. Ils ont des qualités qu’ils développent qui sont largement supérieures à ce qu’on attend généralement d’eux »,

déclare-t-elle.

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Célébrer une noël inclusive

3e édition de Conte autour du sapin (Noël solidaire), Crédit vidéo: @Art’Vie

Placée sous le concept de Noël solidaire, cette édition de “Conte autour du sapin” met en avant les enfants en situation de handicap (autisme). Il était question de « célébrer une noël inclusive sans différence. En d’autres termes, les enfants jouent ensemble nonobstant leur différence. On ne veut pas savoir qui est handicapé ou pas », explique Carole Leuwe, présidente de l’association Art’vie.

Les activités menées autour de ce concept visent à faire comprendre aux parents qu’en dépit du handicap, les enfants autistes ont le droit d’être heureux. Le choix de la grande cour verte de l’espace Omaj pour abriter les activités n’était pas fortuit. Dans les années à venir, se tiendront d’autres manifestations à caractère culturelle sur ce site. « Nous visons à ce que dans dix quinze ans, que ces enfants puissent devenir des grands artistes dans les domaines qu’ils auront choisis», indique Patrick Ehode, le directeur de l’espace Omaj.  

Moustapha Oumarou Djidjoua